Chap1 :Troubles d'un adolescent
Ses cheveux sont verts comme un crapaud frais du matin,
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est devin
C'est mon héros et c'est mon roi.
Je voudrai tant qu'il soit à moi,
Celui qui a combattu et vaincu,
Le seigneur des ténèbres à mains nues.
Harry s'était levé au beau milieu de la nuit. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ces paroles qui lui trottaient dans la tête. Ces mots, il les connaissait pour avoir aimé un jour celle qui les lui avait adressés.
Dos contre le mur, le regard perdu, il pensait à la première fille qui lui avait écrit un message de Saint-valentin lorsqu'il était en deuxième année : Ginny weasley, la s½ur de Ron, son meilleur ami. La même Ginny qu'il avait aimé plus que tout, l'année dernière. Mais au fond de lui- même, le jeune homme savait que rien ne serait plus pareil. Promenant sa main du côté de la commode gauche de son lit, il tira une lettre dedans. C'était la même que lui avait envoyée Ron ce matin. Harry ne savait même plus pourquoi il la relisait.
''Cher Harry
J'espère que tu vas bien et que ton oncle et ta tante ne persistent pas à te faire plus de misères.
Comment ça va avec cho maintenant que tu sors avec elle ? Tout le monde va bien ici. Fleur et Bill se sont mariés il y'a deux semaines, tu le sais déjà. Mais je me le rappelle tout le temps car ça me fait un peu bizarre. Au fait, je ne sais pas si c'est une gaffe ou pas, mais il y'a deux jours, j'ai dit à Hermione (qui est là depuis peu) et à Ginny, que tu avais décidé de donner une seconde chance à Cho. En parlant de Ginny, tu sais que dans une semaine, c'est le 16 Août et que c'est son anniversaire. Bon, maman aimerait beaucoup que tu viennes y assister et tout le monde aussi. On t'attend avec impatience pour demain - Oui, pour demain car il faut que je te parle de quelque chose qui ne se dit pas dans une lettre-
A demain.
Amitiés, Ron.
Harry ne savait pas ce qui lui faisait tant d'effets dans cette lettre : le fait que Ron ait dit à sa s½ur qu'il sortait avec Cho ? Ou le fait qu'il devait aller à l'anniversaire de Ginny et lui faire face ? Mais quoi qu'il en soit, il n'avait rien à regretter. Il savait qu'il aurait à faire cet affrontement quoi qu'il se passe. Et Ginny méritait bien des explications car ce n'était pas normal qu'il l'embrasse à la fin d'un match lors de sa sixième année pour ensuite la remplacer par Cho.
Mais pour l'instant, il ne fallait plus y penser car ce sujet tout comme le sujet de Sirius et de Dumbledore - qui était mort maintenant- restait un sujet assez délicat.
-Je suis désolée, Ginny, se dit Harry en se recouchant. Mais je ne peux pas être avec toi.
Le lendemain matin, le jeune homme n'arrêtait pas de penser à la lettre de Ron. C'était plus fort que lui. Toute la journée, il s'était enfermé dans sa chambre en pensant aux horcruxes et à tous les dangers auxquels il était confronté depuis qu'il était entré à Poudlard.
C'était à peine s'il avait mangé le maigre dîner que lui avaient réservé les Dursley, le soir. De toute façon, il préparait ses bagages pour rejoindre la maison des Weasley. Là-bas au moins, il sera bien accueilli même s'il devait faire face à Ginny. Trop occupé à ranger sa valise, Harry avait juste failli ne pas laisser de la place aux quelques lettres que lui avait écrites Cho pendant ces vacances. Il était amusé en les regardant car en guise de cachet, Cho laissait toujours l'empreinte de ses lèvres sur les enveloppes des lettres.
Comme dû, Harry avait transplané au beau milieu de la cuisine des Wesley car il avait passé son permis de transplanage à la fin de l'année.
-Harry, te voilà enfin ! Dit Ron. Mais avant qu'il ait eu le temps de serrer le brun aux lunettes dans ses bras, Mme weasley s'était ruée vers celui-ci en l'étreignant de toutes ses forces.
-M'man, dit Ron à l'adresse de Molly trop peu consciente de la façon dont elle serrait Harry.
-Ça va, Harry ? Dit Hermione avant que Mme Weasley ne laisse le jeune homme à lunettes.
-Oui, ça va, dit Harry en rajustant ses lunettes sous le coup de l'étreinte.
-Mon cher Harry, reprit Mme Weasley. Viens t'asseoir à table, près de Ginny. J'imagine que tu n'as encore rien mangé !
-Gin, Ginny ? Balbutia Harry qui n'avait pas remarqué la jeune fille assise sur l'une des chaises entourant la table.
Elle était encore plus belle qu'avant et portait une petite robe bleue en crêpe étoilée. Ses cheveux ondulés étaient beaucoup moins flamboyants qu'avant.
-Assieds-toi, Harry ! Reprit Mme Weasley en voyant Harry qui hésitait. Arthur a beaucoup de travail au ministère et ne rentrera pas avant demain.
-Salut, Ginny, réussit à articuler Harry en s'asseyant à côté d'elle tandis qu'Hermione lui souriait, heureuse qu'il soit venu.
Harry se sentait terriblement gêné.
-Je n'ai plus faim, maman, dit Ginny en se levant brusquement de table. J'y vais !
La jeune femme lança un regard noir à Harry.
-Attends Ginny ! Harry t'a salué, tu n'as pas entendu ? Demanda Mme Weasley.
Elle était surprise par le comportement de sa fille.
-Si, dit Ginny. Et ce n'est pas parce qu'on a passé son permis de transplanage qu'on peut se permettre d'apparaître à n'importe quelle heure dans une maison et ensuite d'exiger qu'on réponde à votre salut ! Termina Ginny.
Cette remarque était faite à Harry. La jeune femme était toute furieuse et dévalait au vite les marches de l'escalier tandis que sa mère lui criait de se rasseoir à table, en vain.
-N'y fais pas attention, Harry ! Dit Ron pour rompre le silence soudain qui régnait. Elle est juste bouleversée à l'idée d'être vieille car c'est dans quelques jours son anniversaire.
-Ron ! Dit Hermione en signe de reproche.
Elle ne comprenait pas pourquoi Ron ne pouvait pas être sérieux pendant une minute.
-Ça va, toi ! Dit Ron. N'en fais pas tout un plat, t'es pas ma mère que je sache !
Il avait répété ces phrases sans réfléchir.
-Mais, elle pourrait même être plus que ta mère vu qu'elle est plus mature que toi ! Siffla Mme Weasley tandis que Ron rougissait de honte. Oh, Harry chéri, tu veux que je te raconte le mariage de Bill et de Fleur ?
Mme Weasley se tournait vers Harry. Son air pressé donnait l'allusion d'un journaliste ayant un grand scoop à faire connaître.
-Ah oui, Mme, dit Harry. Ron m'en a fait part mais j'imagine que vous aimeriez me donner plus de détails.
-Bien, commença Mme Weasley qui se lança dans une discussion interminable comme à ses habitudes.
Ça faisait une semaine maintenant que Harry ne savait quoi faire. Ginny était devenue un vrai problème pour lui car elle refusait de lui parler. Elle était devenue la jeune fille timide d'avant qui le fuyait à tout bout de champ. Sans compter qu'elle se montrait très méchante avec lui. Ginny passait son temps à l'éviter et se mettait en quête de le démentir à chaque fois que Harry parlait d'un sujet devant elle ou devant les autres.
Harry se rappelait encore l'anniversaire de la jeune Weasley survenu deux jours après sa venue au Terrier. Ce jour- là, tandis que cette dernière soufflait ses bougies, Harry lui avait machinalement murmuré à l'oreille.
-Maintenant que tu es devenue une femme grâce à tes seize ans, n'oublie pas de faire le v½u de trouver ton prince charmant car tu le mérites''.
-''Quoi ? Avait seulement répondu Ginny offusquée par cette déclaration qui avait fait en sorte qu'elle rende à Harry le pendentif qu'il lui avait offert comme cadeau.
Et depuis ce jour du 10 Août jusqu'à ce 17 Août, Ginny redoublait d'efforts pour ne pas lui parler.
Harry en était vraiment attristé. C'était à peine s'il se concentrait en écrivant des lettres à Cho. Mais quoi qu'il se passe, il savait que seule Cho pouvait lui être d'un soutient intense dans cette grande période de douleur où il se trouvait. Période survenue depuis la mort de Sirius. Et bien sûr, il y'avait Ron et Hermione. Harry aurait tellement voulu avoir le soutient de Ginny. Mais décidément, ceci importait peu pour la jeune Weasley qui le haïssait, pensait-il.
Ses cheveux sont verts comme un crapaud frais du matin,
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est devin
C'est mon héros et c'est mon roi.
Je voudrai tant qu'il soit à moi,
Celui qui a combattu et vaincu,
Le seigneur des ténèbres à mains nues.
Harry s'était levé au beau milieu de la nuit. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ces paroles qui lui trottaient dans la tête. Ces mots, il les connaissait pour avoir aimé un jour celle qui les lui avait adressés.
Dos contre le mur, le regard perdu, il pensait à la première fille qui lui avait écrit un message de Saint-valentin lorsqu'il était en deuxième année : Ginny weasley, la s½ur de Ron, son meilleur ami. La même Ginny qu'il avait aimé plus que tout, l'année dernière. Mais au fond de lui- même, le jeune homme savait que rien ne serait plus pareil. Promenant sa main du côté de la commode gauche de son lit, il tira une lettre dedans. C'était la même que lui avait envoyée Ron ce matin. Harry ne savait même plus pourquoi il la relisait.
''Cher Harry
J'espère que tu vas bien et que ton oncle et ta tante ne persistent pas à te faire plus de misères.
Comment ça va avec cho maintenant que tu sors avec elle ? Tout le monde va bien ici. Fleur et Bill se sont mariés il y'a deux semaines, tu le sais déjà. Mais je me le rappelle tout le temps car ça me fait un peu bizarre. Au fait, je ne sais pas si c'est une gaffe ou pas, mais il y'a deux jours, j'ai dit à Hermione (qui est là depuis peu) et à Ginny, que tu avais décidé de donner une seconde chance à Cho. En parlant de Ginny, tu sais que dans une semaine, c'est le 16 Août et que c'est son anniversaire. Bon, maman aimerait beaucoup que tu viennes y assister et tout le monde aussi. On t'attend avec impatience pour demain - Oui, pour demain car il faut que je te parle de quelque chose qui ne se dit pas dans une lettre-
A demain.
Amitiés, Ron.
Harry ne savait pas ce qui lui faisait tant d'effets dans cette lettre : le fait que Ron ait dit à sa s½ur qu'il sortait avec Cho ? Ou le fait qu'il devait aller à l'anniversaire de Ginny et lui faire face ? Mais quoi qu'il en soit, il n'avait rien à regretter. Il savait qu'il aurait à faire cet affrontement quoi qu'il se passe. Et Ginny méritait bien des explications car ce n'était pas normal qu'il l'embrasse à la fin d'un match lors de sa sixième année pour ensuite la remplacer par Cho.
Mais pour l'instant, il ne fallait plus y penser car ce sujet tout comme le sujet de Sirius et de Dumbledore - qui était mort maintenant- restait un sujet assez délicat.
-Je suis désolée, Ginny, se dit Harry en se recouchant. Mais je ne peux pas être avec toi.
Le lendemain matin, le jeune homme n'arrêtait pas de penser à la lettre de Ron. C'était plus fort que lui. Toute la journée, il s'était enfermé dans sa chambre en pensant aux horcruxes et à tous les dangers auxquels il était confronté depuis qu'il était entré à Poudlard.
C'était à peine s'il avait mangé le maigre dîner que lui avaient réservé les Dursley, le soir. De toute façon, il préparait ses bagages pour rejoindre la maison des Weasley. Là-bas au moins, il sera bien accueilli même s'il devait faire face à Ginny. Trop occupé à ranger sa valise, Harry avait juste failli ne pas laisser de la place aux quelques lettres que lui avait écrites Cho pendant ces vacances. Il était amusé en les regardant car en guise de cachet, Cho laissait toujours l'empreinte de ses lèvres sur les enveloppes des lettres.
Comme dû, Harry avait transplané au beau milieu de la cuisine des Wesley car il avait passé son permis de transplanage à la fin de l'année.
-Harry, te voilà enfin ! Dit Ron. Mais avant qu'il ait eu le temps de serrer le brun aux lunettes dans ses bras, Mme weasley s'était ruée vers celui-ci en l'étreignant de toutes ses forces.
-M'man, dit Ron à l'adresse de Molly trop peu consciente de la façon dont elle serrait Harry.
-Ça va, Harry ? Dit Hermione avant que Mme Weasley ne laisse le jeune homme à lunettes.
-Oui, ça va, dit Harry en rajustant ses lunettes sous le coup de l'étreinte.
-Mon cher Harry, reprit Mme Weasley. Viens t'asseoir à table, près de Ginny. J'imagine que tu n'as encore rien mangé !
-Gin, Ginny ? Balbutia Harry qui n'avait pas remarqué la jeune fille assise sur l'une des chaises entourant la table.
Elle était encore plus belle qu'avant et portait une petite robe bleue en crêpe étoilée. Ses cheveux ondulés étaient beaucoup moins flamboyants qu'avant.
-Assieds-toi, Harry ! Reprit Mme Weasley en voyant Harry qui hésitait. Arthur a beaucoup de travail au ministère et ne rentrera pas avant demain.
-Salut, Ginny, réussit à articuler Harry en s'asseyant à côté d'elle tandis qu'Hermione lui souriait, heureuse qu'il soit venu.
Harry se sentait terriblement gêné.
-Je n'ai plus faim, maman, dit Ginny en se levant brusquement de table. J'y vais !
La jeune femme lança un regard noir à Harry.
-Attends Ginny ! Harry t'a salué, tu n'as pas entendu ? Demanda Mme Weasley.
Elle était surprise par le comportement de sa fille.
-Si, dit Ginny. Et ce n'est pas parce qu'on a passé son permis de transplanage qu'on peut se permettre d'apparaître à n'importe quelle heure dans une maison et ensuite d'exiger qu'on réponde à votre salut ! Termina Ginny.
Cette remarque était faite à Harry. La jeune femme était toute furieuse et dévalait au vite les marches de l'escalier tandis que sa mère lui criait de se rasseoir à table, en vain.
-N'y fais pas attention, Harry ! Dit Ron pour rompre le silence soudain qui régnait. Elle est juste bouleversée à l'idée d'être vieille car c'est dans quelques jours son anniversaire.
-Ron ! Dit Hermione en signe de reproche.
Elle ne comprenait pas pourquoi Ron ne pouvait pas être sérieux pendant une minute.
-Ça va, toi ! Dit Ron. N'en fais pas tout un plat, t'es pas ma mère que je sache !
Il avait répété ces phrases sans réfléchir.
-Mais, elle pourrait même être plus que ta mère vu qu'elle est plus mature que toi ! Siffla Mme Weasley tandis que Ron rougissait de honte. Oh, Harry chéri, tu veux que je te raconte le mariage de Bill et de Fleur ?
Mme Weasley se tournait vers Harry. Son air pressé donnait l'allusion d'un journaliste ayant un grand scoop à faire connaître.
-Ah oui, Mme, dit Harry. Ron m'en a fait part mais j'imagine que vous aimeriez me donner plus de détails.
-Bien, commença Mme Weasley qui se lança dans une discussion interminable comme à ses habitudes.
Ça faisait une semaine maintenant que Harry ne savait quoi faire. Ginny était devenue un vrai problème pour lui car elle refusait de lui parler. Elle était devenue la jeune fille timide d'avant qui le fuyait à tout bout de champ. Sans compter qu'elle se montrait très méchante avec lui. Ginny passait son temps à l'éviter et se mettait en quête de le démentir à chaque fois que Harry parlait d'un sujet devant elle ou devant les autres.
Harry se rappelait encore l'anniversaire de la jeune Weasley survenu deux jours après sa venue au Terrier. Ce jour- là, tandis que cette dernière soufflait ses bougies, Harry lui avait machinalement murmuré à l'oreille.
-Maintenant que tu es devenue une femme grâce à tes seize ans, n'oublie pas de faire le v½u de trouver ton prince charmant car tu le mérites''.
-''Quoi ? Avait seulement répondu Ginny offusquée par cette déclaration qui avait fait en sorte qu'elle rende à Harry le pendentif qu'il lui avait offert comme cadeau.
Et depuis ce jour du 10 Août jusqu'à ce 17 Août, Ginny redoublait d'efforts pour ne pas lui parler.
Harry en était vraiment attristé. C'était à peine s'il se concentrait en écrivant des lettres à Cho. Mais quoi qu'il se passe, il savait que seule Cho pouvait lui être d'un soutient intense dans cette grande période de douleur où il se trouvait. Période survenue depuis la mort de Sirius. Et bien sûr, il y'avait Ron et Hermione. Harry aurait tellement voulu avoir le soutient de Ginny. Mais décidément, ceci importait peu pour la jeune Weasley qui le haïssait, pensait-il.
